| Colonne 7 |
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Nous ne parlons pas des rennes de Père Noël. Blixen, Cupid et Vixen sont des femelles caribous faisant partie de la harde de la Porcupine, dont le territoire s'étend de l'ouest des Territoires du Nord-Ouest jusqu'au versant Nord de l'Alaska. Nous savions où elles étaient le 9 février car elles, et sept autres caribous, portent un collier-émetteur qui transmet leur position à des satellites. Le programme de localisation par collier-émetteur est une collaboration entre plusieurs organismes et conseils sur la faune. « Les caribous porteront le collier durant un an et demi » de dire Dorothy Cooley, biologiste du gouvernement du Yukon. Les données obtenues, au fur et à mesure que les bêtes se déplacent dans leur territoire, aident les scientifiques à comprendre l'usage saisonnier de l'habitat et la migration de la harde de la Porcupine. Les données aideront également les non-scientifiques à mieux connaître le caribou. Pendant que les bêtes se déplacent sur des centaines de kilomètres dans le nord du Yukon, des observateurs de partout au monde peuvent les suivre sur Internet. Le site Web fournit des mises à jour hebdomadaires sur les déplacements des caribous et des renseignements sur le fonctionnement des colliers-émetteurs et des satellites, le but de leur utilisation et comment poser un collier à un caribou agité. Comment, en fait, mettre un collier à un caribou? On a mis des colliers à huit caribous pendant qu'ils traversaient la rivière Porcupine, à environ 60 km en amont d'Old Crow en octobre 1997. En embarcation, il s'agit de retenir des femelles par les bois, à l'aide de cordes. Une personne tient le caribou par les bois pendant qu'une autre pose le collier-émetteur. L'opération dure de deux à trois minutes et l'animal, confus, poursuit ensuite la traversée de la rivière. « Ce n'était pas si facile que ça car un caribou est un nageur puissant et peut déjouer toute embarcation » de dire Martin Kienzler, un technicien du gouvernement du Yukon qui a participé à la capture. En novembre, on a posé deux autres colliers à des caribous capturés par hélicoptère à l'aide d'un filet. Celui-ci est lancé tout juste devant le caribou afin de prendre les bois et les pattes avant. Cela ralenti la bête et il est ensuite possible de l'immobiliser. On attache les pattes durant la pose du collier et les autres opérations. On relâche ensuite l'animal. Les caribous participent, à leur insu, à une étude à la fine pointe de la technologie. Le collier transmet un signal durant huit heures, un jour par semaine. Deux satellites en orbite autour de la Terre, du pôle Nord au pôle Sud, à une altitude d'environ 850 km, captent les signaux. À l'aide de onze balises terrestres, les satellites peuvent déterminer la position du signal à un kilomètre près. Les données obtenues sont ensuite transmises à une des trois stations situées en Alaska, en Virginie et en France. On les envoie ensuite au Yukon par courrier électronique. Localiser un caribou par satellite est plus avantageux que par avion. Les services aériens sont coûteux dans le Nord et sont souvent interrompus par le climat et la noirceur. Un satellite, quant à lui, peut relever le signal d'un collier dans la noirceur et dans une tempête de neige. En mars 1999, après deux hivers et un été, on capturera les caribous de nouveau et enlèvera les colliers. Les scientifiques qui les suivaient auront des données précieuses sur les déplacements de la harde au cours des saisons et sur l'utilisation de la grande aire de distribution de celle-ci. Les non-scientifiques qui suivent les déplacements de Blixen, de Cupid, de Vixen et du reste de la harde de caribous de la Porcupine sur Internet comprendront mieux comment vivent ces remarquables animaux. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le programme de localisation par collier-émetteur, veuillez consulter le site Web www.taiga.net/satellite/ ou téléphonez au Service canadien de la faune, à Whitehorse. |
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