| Colonne 10 |
Mise en application du Protocole de Kyoto |
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En décembre dernier, le Canada a collaboré à la négociation d'une entente internationale portant sur les produits de combustion répandus par les tuyaux d'échappement des véhicules au Yukon, les panaches de fumée s'élevant des immeubles de bureaux à Winnipeg et les nuages de gaz crachés par les centrales énergétiques en Ontario. Au sommet international sur les changements climatiques tenu à Kyoto, au Japon, le gouvernement canadien a participé à l'élaboration d'un plan visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale pendant la prochaine décennie. Les gaz à effet de serre, tels le dioxyde de carbone et le méthane, proviennent surtout de la combustion de combustibles fossiles et contribuent aux changements potentiellement dangereux du climat mondial.
Ce changement au «scénario de maintien du statu quo» nous concerne tous. Pat Paslawski, analyste à la protection de l'environnement au ministère des Richesses renouvelables du Yukon, souligne que, de la motocyclette aux usines, tous émettent des gaz à effet de serre. Au Yukon, les véhicules contribuent dans une large mesure aux gaz à effet de serre et aux autres formes de pollution atmosphérique. Il n'existe pas de statistiques pour le Yukon, de dire M. Paslawski. Toutefois, étant donné qu'il y a moins d'industries au Yukon, ce sont les véhicules qui contribuent probablement le plus à l'émission de ces gaz et à la pollution de l'air. Les effluents gazeux des véhicules contiennent du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone, de l'oxyde d'azote, des hydrocarbures et des poussières fines. En un an, une voiture moyenne ou un camion léger émet plus de quatre tonnes de polluants dans l'air. En Colombie-Britannique, le transport cause la moitié des émissions de dioxyde de carbone, le plus répandu des gaz à effet de serre. Soixante-treize pour cent de la pollution atmosphérique de la vallée du bas Fraser provient des automobiles, d'ajouter M. Paslawski. «Les programmes d'inspection des émanations des véhicules à moteur deviennent pratique courante au Canada» affirme M. Paslawski. «Nous sommes un peu en retard.» Dans quelques semaines, certains Yukonnais auront la possibilité de découvrir dans quelle proportion leurs véhicules contribuent au changement climatique mondial. Une clinique d'analyse des émanations des véhicules, organisée par Environnement Canada, le ministère des Richesses renouvelables du Yukon et la ville de Whitehorse, aura lieu à Whitehorse les 26 et 27 juin. «Tout automobiliste intéressé pourra se prévaloir des services gratuits de cette clinique» ajoute M. Paslawski. «Il n'y a pas de réussite ou d'échec à cet examen» souligne-t-il. «Si le véhicule est une source d'émissions, nous recommanderons des mesures correctives.» Il faut environ cinq minutes pour procéder au test. Ceci inclut un examen visuel de l'équipement de l'automobile et deux échantillons des émissions, l'un en marche au ralenti et l'autre lors de la montée du moteur en régime. Le matériel de mesure fournit les résultats presque immédiatement. «Nous avons hâte de voir comment les véhicules du Yukon se comparent à ceux d'ailleurs au Canada» ajoute M. Paslawski. «Les données que nous recueillerons nous permettront d'établir cette comparaison.» Entre-temps, il existe des moyens de réduire la quantité de polluants émanant de votre voiture. Utiliser votre véhicule moins souvent et marcher ou faire davantage de vélo est une solution. Conduire sans à-coups et à une vitesse modérée réduit la quantité d'essence utilisée et la quantité d'émissions de la voiture. L'entretien régulier est aussi important. Un véhicule mal réglé peut émettre dix fois plus de polluants qu'un véhicule bien entretenu. Des pneus correctement gonflés réduisent aussi la consommation d'essence. «En hiver, le moteur des automobiles et des camions tournant au ralenti est une source considérable de pollution. Même pendant les froids extrêmes, à peine quelques minutes de marche au ralenti produisent un réchauffement maximal» déclare M. Paslawski. «Nous avons même entendu parler de gens qui laissent le moteur de leur véhicule en marche toute la nuit.» Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Protocole de Kyoto ou sur les émissions des véhicules, communiquez avec Pat Paslawski au ministère des Richesses renouvelables. |
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