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Le vieux plomb signe la condamnation à mort des cygnes |
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Au Yukon, nous recevons surtout de bonnes nouvelles à propos des cygnes trompettes. Ils ont déjà été sur la liste des espèces en péril, mais leur nombre augmente désormais lentement et sûrement. Par contre, la situation n'est pas aussi positive pour ce qui est de leur aire d'hivernage dans le Sud. En janvier et février 2001, presque 200 carcasses de cygnes trompettes morts ont été recueillies dans la région des Prairies de Sumas, près d'Abbotsford, en Colombie-Britannique et dans le comté avoisinant de Whatcom, dans l'État de Washington.
L'État de Washington a interdit l'usage du plomb pour la chasse à la sauvagine au milieu des années 1980 et la Colombie-Britannique a interdit son utilisation dans la région des Prairies de Sumas au début des années 1990. En 1999, une interdiction canadienne sur l'usage du plomb pour la chasse de la plupart des oiseaux migrateurs considérés comme du gibier a été étendue à tout le pays comparativement à certaines régions marécageuses comme c'était le cas auparavant. Mais il est toujours possible d'utiliser du plomb pour la chasse du gibier à plumes sédentaire comme les faisans de même que pour le tir sur cible. De plus, le plomb peut demeurer pendant une longue période à un endroit où les oiseaux peuvent le trouver.
Ils ont recueilli des dépôts aux rassemblements nocturnes et dans les terres arables environnantes où les oiseaux fourragent, se concentrant sur les régions ayant des antécédents de chasse. Mais les cygnes peuvent se rendre très loin quand ils mangent et ils peuvent donc fourrager dans les zones marécageuses ou à d'autres endroits qui n'ont pas été identifiés comme contenant beaucoup de plomb. « Ce qui est étrange à propos de ces mortalités massives est que le plomb est interdit depuis quelques années déjà, mais nous n'avons pas de mortalité chaque année, alors nous estimons que les niveaux de climat et d'eau peuvent jouer un certain rôle », explique Mme Wilson. La théorie veut que durant les années de sécheresse, quand les niveaux d'eau sont bas, les oiseaux à longs becs peuvent trouver le plomb dans des dépôts qu'ils ne pourraient atteindre quand les niveaux d'eau sont plus élevés. Le SCF prévoit de commencer à suivre de près certains des oiseaux à l'automne quand ils viennent tout juste de revenir de leurs aires de couvaison nordiques et ne devraient pas avoir trouvé de plomb. Après avoir prélevé des échantillons de sang pour vérifier les niveaux de plomb de certains de ces volatiles, les biologistes leur mettront des colliers émetteurs pour être en mesure de les suivre de près et voir à quels endroits les oiseaux mangent. « Si un cygne meurt après avoir ingéré du plomb l'année prochaine, nous saurons alors si la source du plomb est ici ou si les oiseaux l'avalent en cours de route », poursuit Mme Wilson. « Un oiseau avait 196 parties de plomb dans son gésier, alors il doit y avoir certaines régions qui contiennent énormément de plomb. » D'autres formes de plomb, faites d'acier et de bismuth, existent, mais elles sont plus chères que le plomb. Le plomb n'est pas le seul problème. Les plombs et turluttes à base de plomb sont aussi toxiques et sont particulièrement dangereux pour les oiseaux plongeurs comme les huards. Leur utilisation est interdite dans les parcs nationaux et les réserves nationale de faunes, mais non ailleurs. Le Service canadien de la faune évalue à environ 250 000 le nombre de sauvagines tuées chaque année par empoisonnement au plomb et à des millions les autres qui sont empoisonnées. De plus, les toxines passent dans la chaîne alimentaire, car les prédateurs comme les aigles et les coyotes mangent les oiseaux empoisonnés. Des pays comme le Danemark et la Hollande ont interdit l'utilisation du plomb pour la chasse et certains personnes pensent qu'il est temps de faire de même en Amérique du Nord. Martha Jordan, qui est membre du conseil d'administration de la Trumpeter Swan Society à Washington, se penche sur la question du plomb depuis très longtemps déjà. « Je vois ce problème comme une question de pollution, dit-elle. Nous devons interdire le plomb, un point c'est tout. C'est une toxine. Nous le savons et d'autres formes de plomb sont disponibles. » « Quand j'examine les données sur la toxicité du plomb dans l'environnement, c'est bouleversant. Nous n'avons qu'à regarder les conséquences. Il existe 17 500 signes dans la population du littoral du Pacifique. Il y a donc un pour cent de la population qui meurt à cause du plomb. » Le site Web du Service canadien de la faune (http://www.cws-scf.ec.gc.ca/) contient de plus amples renseignements sur le plomb et ses effets. |
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