| Colonne 44 | La surveillance de sédiments mène à des retombées |
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Il s'agit d'un « ensemble d'instruments multiparamètre » -- un groupe de capteurs et d'appareils de mesure qui achemine un flot continu d'information au moyen de 12 canaux séparés dans un collecteur de données. « Avec cette technologie, nous possédons quelque chose d'unique », mentionne le technologue en qualité des eaux du MAINC. L'instrument a été conçu vers la fin des année 1990, par la Division de l'inspection des mines du MAINC et l'Okanagan University College, pour recueillir de l'information en plus grande quantité et de manière plus précise sur les répercussions possibles des effluents des exploitations de placers sur les ruisseaux. Par la suite, l'information sera utilisée pour fixer les normes d'effluents pour les exploitations de placers au Yukon. L'ensemble d'instruments, qui pendille dans le ruisseau, mesure et enregistre des données telles que les concentrations de solides en suspension et les solides en mesure de se stabiliser, l'index de fraction d'argile dans l'eau, la conductivité, la température, le pH ou l'acidité et l'alcalinité de l'eau, la vitesse du ruisseau et quelques autres indicateurs de la qualité de l'eau. Chaque ensemble d'instruments a été conçu pour permettre la collecte continue de données de base se rapportant aux ruisseaux individuels et aux régions minières spécifiques. Jusqu'à maintenant, l'information a été très difficile à obtenir. Puisque l'information est enregistrée pendant de longues périodes, il est possible de remarquer les tendances des changements saisonniers et les résultats d'événements comme des inondations ou des débordements. « Nous pouvons prendre un instantané de la qualité de l'eau dans la rivière, sur tout son cours, chaque 10 minutes », mentionne M. Nowosad. Le MAINC et l'Okanagan University College ont utilisé l'ensemble d'instruments et lui ont apporté des améliorations au fil du temps. Lors d'un programme pilote se déroulant en 1998, cinq instruments ont été montés et suspendus dans les ruisseaux au moyen de câbles métalliques et d'autres câbles, comme des vêtements sur une corde. En 1999, une version flottante a été mise à l'épreuve. Trente-cinq ensembles d'instruments, fixés à des petits radeaux jaunes, ont été attachés dans les bassins versants de Big Creek, McQuesten et de la rivière Forty Mile. Pendant quatre mois, ils ont recueilli l'équivalent de 196 000 échantillons individuels d'eau. L'année suivante a toutefois été désastreuse. Des pluies abondantes et des inondations ont marqué l'été 2000. Les petits radeaux qui avaient si bien fonctionné en 1999 ne pouvaient faire face aux niveaux des rivières montant de trois mètres du jour au lendemain. « Fondamentalement, nous avons fait sauter les stations sur la Forty Mile », souligne M. Nowosad. « L'une d'elles s'est retrouvée à 160 kilomètres en aval en Alaska. Une autre a été détruite ». M. Nowosad et ses collègues Bill LeBarge et Tanya Gates ont passé la plus grande partie de l'été à récupérer et à réparer l'équipement. Le peu d'information qu'ils ont pu sauver était fragmentée et incohérente. L'été dernier, ils sont retournés aux mêmes emplacements. Cette fois, ils ont laissé tomber les radeaux et ont à nouveau ancré les instruments sur le sol, en suspendant les capteurs dans l'eau sur des perches ressemblant à des cannes à pêche. Les chercheurs ont aussi attaché des capteurs supplémentaires à chaque ensemble d'instruments. Restreint à six instruments à cause de fonds limités, ils ont quand même enregistré l'équivalent de 254 000 échantillons individuels. M. Nowosad mentionne que rendre l'information utilisable représente un défi. « La rédaction d'un rapport prend beaucoup de temps, à cause du volume même des données », mentionne-t-il, en pointant vers un cartable d'environ 15 centimètres d'épaisseur qui contient le rapport d'une saison. Néanmois, la quantité et la qualité de leurs données attirent l'attention. Un pays étranger a déjà communiqué avec le groupe Yukon-Okanagan à propos de la surveillance de ses ruisseaux de placers et M. Nowosad souligne que l'ensemble d'instruments a été adapté pour surveiller le drainage des eaux de pluie, le ruissellement dans les forêts exploitées et repeuplées, les écoulements agricoles et les activités en aval que peuvent avoir les constructions routières sur les rivières et les ruisseaux adjacents. Les concepteurs travaillent également à une version simple qui pourrait être utilisée pour avertir les exploitants des placers que les effluents de leur mine se rapprochent de la limite permise et à une version portative pour aider les géologues à chercher des gisements minéraux. Pour plus d'information, visitez le site www.geology.gov.yk.ca/projects/surficial.html et suivez les liens à « Placer Deposit and Mining Discharge Sampling » ou communiquez avec Mark Nowosad, au ministères des Affaires indiennes et du Nord canadien, à Whitehorse au (867) 667-3189. |
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