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Le Yukon est sur le point d'instituer un répertoire méthodique de certaines de ses ressources les plus précieuses -- les plantes, les oiseaux, les animaux et les communautés végétales qui sont rares sur son territoire. Wendy Nixon, coordonnatrice intérimaire de NatureServe Yukon, mentionne que plusieurs centaines d'espèces feront éventuellement partie du répertoire.
Mme Nixon ajoute que ces espèces forment un groupe vraiment intéressant et qu'elles ont une distribution globale très limitée. NatureServe Yukon est un projet conjoint d'Environnement Canada et d'Environnement Yukon qui a commencé au printemps dernier. Il fait partie d'un effort beaucoup plus vaste qui comprend actuellement 90 programmes indépendants sur le patrimoine naturel et des centres de données sur la conservation aux États-Unis, en Amérique latine et au Canada. NatureServe est un organisme international à but non lucratif créé en juillet 1999 afin de concrétiser les retombées de l'information sur la biodiversité à la conservation. L'information est recueillie et conservée par les membres des organismes, tandis que l'information sommaire est coordonnée et distribuée par le réseau NatureServe. La plus grande partie de cette information sommaire est accessible par Internet. L'information sommaire est utilisée parce que l'information précise relative au site sur les espèces rares peut être très confidentielle et est gérée en tenant compte de la protection des espèces. Mme Nixon souligne que ce que NatureServe et ses organismes membres souhaitent le moins au monde comme résultats est que quelqu'un déracine une orchidée et la repique dans un jardin de fleurs privé -- un exemple, parmi bien d'autres, qui justifie la restriction de l'accès aux détails précis relatifs aux espèces rares. Les dix provinces du Canada possèdent des bases de données préparées par NatureServe, mais le Yukon est le premier territoire à y participer. Mme Nixon mentionne qu'il s'agit d'une étape importante dans l'introduction d'espèces rares dans le domaine de la gestion des terres et de la planification de la conservation. Par exemple, les provinces savent bien que des plantes rares croissent dans leurs régions et à quels endroits -- un élément d'information important pour assurer la survie des espèces rares. « On doit travailler à recueillir l'information existante relative aux plantes et nous en savons peu sur la plupart des milliers d'insectes existants », mentionne Mme Nixon. Certaines espèces, y compris les papillons, les libellules et de nombreuses autres espèces de la région béringienne, ont été étudiées. Il existe aussi une masse de renseignements dans le Yukon, et comme on l'a déjà mentionné, il suffit de recueillir l'information existante. Le personnel de NatureServe Yukon a commencé à se réunir avec le personnel des terres et des ressources des gouvernements des Premières Nations, les conseils de ressources renouvelables, les conseils de cogestion et les organismes à but non lucratif, ainsi qu'avec les autres ministères fédéraux et territoriaux, afin de présenter le concept et d'établir des partenariats. « La réussite de ce répertoire dépend du contenu, tant en termes d'information que d'appui financier -- son succès dépendra des partenariats que nous sommes en train d'établir », ajoute Mme Nixon. Par exemple, si un gouvernement des Premières Nations décide de devenir partenaire de NatureServe Yukon, cela ouvrira la possibilité de combiner l'information des sources traditionnelles locales avec les récents relevés biologiques. Mme Nixon souligne que l'une des tâches les plus importantes de NatureServe Yukon sera d'identifier et de classer les espèces rares. Les espèces sont classées selon leur distribution, leur peuplement, leurs tendances actuelles de distribution et de peuplement, leur présence (c.-à.-d. que, selon leur aire de distribution, elles peuvent se trouver dans peu d'endroits seulement) et les menaces à leur habitat. Ces classements constitueront un apport au processus « espèces en péril » qui sera établi pour mettre en œuvre la Loi sur les espèces en péril. La configuration de la base de données de NatureServe n'est pas une tâche simple. Mme Nixon espère que le logiciel sera installé et testé avant le printemps. Le véritable travail commencera ensuite. « L'entrée d'information dans la base de données se poursuivra durant plusieurs années -- nous savons bien que nous ne pouvons tout réaliser durant les prochaines années. Nous allons devoir travailler avec nos partenaires afin d'établir les priorités, en termes d'espèces et de régions à considérer en premier », souligne Mme Nixon. Bien que le réseau de NatureServe accorde principalement de l'importance aux espèces rares et en péril, NatureServe Yukon mettra aussi à jour un répertoire de renseignements clés sur l'habitat pour les espèces communes importantes qui ne sont peut-être pas en péril. Mme Nixon explique que les orignaux et les moutons ne sont pas menacés d'extinction, mais qu'un grand nombre de personnes du Yukon dépendent de ces espèces et veulent gérer les habitats importants dans leur région. NatureServe Yukon gérera les renseignements cartographiés sur les aires d'hivernage et les autres habitats importants utilisés par les espèces dont la conservation cause des préoccupations. Mme Nixon espère que les gestionnaires de ressources et le grand public pourront avoir accès aux renseignements généraux sur les espèces rares d'ici trois ans. Mais le travail ne sera pas terminé. NatureServe Yukon sera une « bibliothèque vivante » qui sera constamment mise à jour pour correspondre à l'avancement des connaissances et aux changements des conditions au Yukon. Pour plus de renseignements sur le réseau international de NatureServe, consultez www.natureserve.org. Pour des renseignements sur NatureServe Yukon, communiquez avec Wendy Nixon au (867) 667-3684. |
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