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« Au cours des 500 dernières années, il y a eu une explosion démographique sur la planète. Cela représente seulement sept vies, ce qui n'est vraiment pas si long », mentionne Greg Allen. Par contre, il conteste l'hypothèse courante voulant que l'accroissement démographique soit la cause de la crise écologique mondiale. Il estime plutôt que le comportement humain est la cause du problème, c.-à-d. nos dépendances, notre conditionnement et nos attentes. « L'idée d'exploiter la nature est apparue seulement quelques centaines d'années auparavant et nous avons commencé à considérer la planète comme cédant ses ressources à l'usage des êtres humains. Il s'agissait d'une nouvelle assertion, voulant que nous puissions être indépendants de la nature. » M. Allen utilise le terme Homo Economicus (homme à attitude économique) pour décrire ce système au sein duquel les êtres humains sont des personnes en quête de satisfaction personnelle et d'accumulation matérielle. Cet ingénieur de profession croit que la science appliquée a souvent conféré une crédibilité à cette approche destructrice. M. Allen est un expert-conseil de Toronto qui se spécialise dans la conception des bâtiments et l'ingénierie à haut rendement énergique et adaptée en fonction de l'environnement. Il a récemment été invité au Yukon par le Energy Solutions Centre pour de nombreuses discussions, y compris une conférence de l'Institut des sciences et des réunions avec le comité d'organisation des jeux d'hiver du Canada. M. Allen souligne que la science fait partie du problème et qu'elle a semé des germes de destruction. Il ajoute que ses collègues et lui-même ont construit des édifices qui sont inadéquats et ont conçu des technologies qui dépendent entièrement des combustibles fossiles. « Cette tendance est en train de changer. De nombreux chercheurs se rendent enfin compte que tout le monde doit faire partie de la solution », souligne M. Allen. Il mentionne que ces scientifiques jouent un rôle essentiel pour contribuer à l'interprétation des tendances, fournir une direction et des réponses et prendre les devants pour trouver de meilleures solutions. M. Allen évoque le besoin de nous redéfinir afin de perdre l'habitude de nos situations de consommation autodestructrice. Il souligne que les changements de politiques et les nouvelles techonologies ne suffissent pas. Le terme qu'il a créé pour un nouveau modèle est Homo Ecologicus. Il explique que c'est un système dans lequel on découvre de nouvelles explications sur la signification de l'être humain et où on comprend vraiment notre codépendance envers la vie. Son message est à la fois philosophique et pratique. M. Allen cite l'exemple du Danemark, où des turbines éoliennes génèrent 20 % de l'électricité. « On prévoit que l'énergie éolienne deviendra l'industrie vedette du Danemark. La technologie éolienne constitue la moitié de l'énergie du pays. Tout cela a commencé avec quelques familles agricoles », remarque M. Allen. La majorité des projets d'électricité éolienne du Danemark sont conçus en mode coopératif par des guildes locales. M. Allen fait lui-même partie d'une coopérative qui planifie installer une turbine éolienne dans le secteur riverain de Toronto. Il mentionne des exemples de projets de grande envergure où cette technologie a été utilisée afin de miniser les répercussions environnementales et d'effectuer des économies importantes en matière de coûts et d'énergie. Certains édifices comportaient des toilettes à compostage, du matériel réutilisé, une conception solaire passive, des toits écolos et des systèmes fermés de traitement des eaux ménagères. M. Allen estime que le Yukon possède un énorme potentiel dont il peut souligner immédiatement les avantages relativement aux autres régions. « Les Yukonnais habitent ici en grande partie parce qu'ils ressentent un attachement profond à l'endroit et à l'environnement. De plus, le Yukon possède déjà des systèmes d'énergie électrique renouvelable », observe-t-il. Il attire l'attention sur le besoin d'améliorer et de moderniser les anciens édifices à Whitehorse. Il identifie aussi une faiblesse flagrante dans notre immense dépendance envers les automobiles et le transport routier des biens. « Vous devez sérieusement examiner une alternative aux automobiles », mentionne-t-il, tout en mettant le doigt sur l'un des enjeux qui représentent le plus gros défi pour les Yukonnais. Cela peut comprendre de meilleures solutions de transport en commun ou examiner des façons de tourner le système ferroviaire existant à notre avantage. M. Allen croit que le Yukon doit explorer plus en profondeur l'idée de remplacement des importations. Les serres peuvent être une bonne idée, particulièrement en raison de notre excès actuel d'énergie. M. Allen souligne les avantages environnementaux, économiques et sociaux associés à un système de production locale d'aliments. Il est impressionné par des programmes comme Waste Watch, mais il souligne que le Nord a besoin de « clôturer le cycle » et que la production agricole locale peut contribuer à atteindre cet objectif. Durant sa visite à Whitehorse, M. Allen a rencontré les ingénieurs, les architectes et les planificateurs des jeux d'hiver du Canada. Il a attendu parler de deux ou trois projets de cohabitation envisagés à Whitehorse et il considère que le village des athlètes est l'occasion pour le logement à plus haute densité de prévenir une expansion tentaculaire accrue. Pour plus de renseignements sur les programmes et les initiatives en matière d'énergie du Yukon, veuillez communiquer avec le Energy Solutions Centre au (867) 393-7063 ou visiter le site Web à www.nrgsc.yk.ca. |
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