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Faire du vélo-boulot à l'année ne faisait pas vraiment partie des plans de Benoit Godin. Jusqu'au jour où sa batterie de voiture a rendu l'âme. Cela se passait au printemps de 1997. Le temps était beau et, comme son bureau d'Environnement Canada se situait à seulement trois kilomètres de chez lui. M. Godin a décidé de se rendre à son travail à bicyclette. Et il le fait toujours.
Dès le début de l'automne, M. Godin avait pris l'habitude de se rendre à son travail à bicyclette. Comme sa voiture lui posait encore des problèmes, il a décidé de voir s'il pouvait continuer à utiliser sa bicyclette durant l'hiver. Il a bien manqué quelques jours de travail quand les températures ont chuté trop bas, mais pas beaucoup. « J'ai essayé à moins 40 degrés et j'ai rebroussé chemin. Les vitesses ne passaient vraiment pas, » mentionne-t-il. Après cela, il a décidé que sa limite était moins 30 degrés. Quand la température chute en-dessous de cette limite, il trouve une autre façon de se rendre au travail ou il prend une journée de congé à la maison. Ce qui n'arrive pas souvent. Les journées à moins 30 degrés ont été rares ces derniers hivers. Martin Raillard se rend tous les jours à un autre bureau de l'édifice d'Environnement Canada à Whitehorse, habituellement à bicyclette, parfois à la course. Son aller simple est un peu plus long que celui de M. Godin -- environ quatre kilomètres sur les sentiers ou un peu plus long sur la route. Une fois par semaine, il se rend aussi à ses réunions au centre-ville de Whitehorse à bicyclette. M. Raillard souligne que se déplacer à bicyclette en hiver n'est pas aussi difficile que la plupart des gens seraient portés à le croire. Comme les conducteurs automobiles, les cyclistes doivent faire quelques concessions en raison de l'état de la route en hiver. « La leçon importante que j'ai tirée est qu'aussi longtemps que la bicyclette reste droite, on ne dérape pas », mentionne M. Raillard. Il souligne aussi l'importance de réduire la vitesse plus longtemps d'avance pour les virages. M. Godin concède que les virages sont difficiles à négocier. Il veille à se donner une grande marge lorsqu'il négocie des virages en hiver et il attend jusqu'à ce que la route soit libre de voitures venant en sens inverse avant de changer de voie. Sa bicyclette est dotée de pneus d'hiver à crampons, mais les conditions ont été bonnes cet hiver et il n'en n'a pas de besoin. M. Godin souligne que ce n'est pas la neige qui pose des problèmes, car il se déplace sur un boulevard bien déneigé, mais bien la glace. « La neige, ça va. La glace, c'est épouvantable. Les deux ensemble, c'est pire. » Il signale que l'autre importante leçon est la visibilité. Durant les heures sombres de l'hiver yukonnais, il est important d'être très bien visible. M. Raillard possède des clignotants DEL à l'avant et à l'arrière de sa bicyclette et une lampe halogène pour illuminer le sentier qu'il utilise la plupart des journées. Il porte aussi une veste jaune vif à bandes réfléchissantes. M. Godin, qui se promène le long d'une route bien illuminée, possède des clignotants DEL sur sa bicyclette et il recouvre son sac à dos d'une veste à bandes réfléchissantes. Les deux cyclistes soulignent que les frais supplémentaires encourus pour les clignotants, les vestes à bandes réfléchissantes et les pneus à crampons valent largement l'argent qu'ils économisent en n'utilisant pas leur voiture pour se rendre au travail. M. Godin a finalement vendu sa voiture, qui était une source de complications et ne l'a pas remplacée. Il énumère les économies : assurance, essence, permis et frais de clubs d'exercice. Il explique qu'il ne se sent pas obligé d'aller skier, nager ou de faire de l'exercice le soir, car il en a déjà fait. Une enquête faite en Colombie-Britannique comparant les diverses méthodes de se rendre au travail a révélé que le cyclisme représente des coûts s'élevant à moins de cinq pourcent de ceux entraînés par la conduite d'une voiture à passager unique, sur la même distance. En économisant de la sorte, M. Raillard peut se permettre de bien s'équiper, tant pour lui-même que pour son vélo. Se rendre au travail en vélo comporte aussi d'autres avantages. « C'est une pause complète du bureau », dit M. Raillard. Par le temps qu'il se trouve près de chez lui le long de sentiers tranquilles couverts de neige, il a oublié ses préoccupations du bureau et il est prêt à se concentrer sur sa famille. M. Godin commente que le fait de se rendre au travail en bicyclette lui donne le temps de penser à la journée avant qu'elle ne commence. En prime, il n'a pas à racler le frimas de son parebrise. « Je déteste gratter le pare-brise! Le temps que j'ai terminé, je pourrais déjà être à moitié rendu à bicyclette », lance-t-il. Les deux hommes mentionnent que se tenir au chaud n'est pas vraiment un problème en hiver. M. Godin souligne que l'exercice du vélo l'aide à se garder assez chaud pour pouvoir porter son manteau d'été pendant la plus grande partie de l'année, bien qu'il essaie encore de trouver la bonne paire de gants pour se garder les mains au chaud à moins 20 degrés. Pour M. Raillard, se déplacer à bicyclette au grand air est beaucoup plus agréable et beaucoup moins froid que de rester assis dans une voiture glaciale et de négocier la circulation. « C'est moins intimidant lorsqu'on l'a essayé. » La Manitoba Cycling Association (www.cycling.mb.ca/wintercycling.htm) et les Edmonton Bicycle Commuters (www.freenet.edmonton.ab.ca/ebc/winter.htm) donnent des conseils utiles en matière de vélo d'hiver. Vous pouvez appeler Martin Raillard à Environnement Canada au (867) 667-3909. |
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