Toutes les familles regagnaient leur propre remous le long du fleuve, où elles pouvaient pêcher le saumon et le faire sécher pour l'hiver. Elles faisaient sécher du poisson pendant environ un mois. Parfois, elles prenaient une dizaine, peut-être une vingtaine de saumons par jour. Ce n'est pas long que ça s'accumule lorsque vous faites sécher le poisson. Tout le poisson doit être divisé entre les trois, quatre ou cinq familles de chaque camp de pêche. Un remous suffit à nourrir toutes ces bouches.
- Roddy Blackjack, aîné de Little Salmon/Carmacks
Sécherie de poisson (jpeg 20k) - Archives du Yukon
Quand nous étions à court de viande d'orignal, nous
n'avions qu'à aller chercher
ce dont nous avions besoin dans le bois. Il y avait beaucoup
de gélinottes, de lièvres et de spermophiles. Ici,
les gens mangent du spermophile, et ils aiment ça. Cet
animal ne ressemble pas du tout au chien des prairies. Le petit
gibier était à portée de la main. La pêche
était aussi une activité populaire. Nous ne pouvions
pas aller chez le boucher à notre gré...
- Annie Geddes, aînée de Ta'an Kwach'an
Nous respectons le gibier. Il ne faut pas en parler ou s'en moquer. Les animaux aussi ont un esprit. Si vous croyez au Grand Esprit, le dieu de nos ancêtres, vous essayez d'observer ce qu'ils ont fait et ce qu'ils ont légué d'une génération à l'autre. Il ne faut jamais se moquer d'un animal.
- Billy Blair, aînée de Beaver Creek